Une expérience, un devoir

vendredi 15 juin 2012 - 02:00

 

Entre 10 h et midi, dimanche dernier, vous lui avez peut être tendu votre carte d’électeur qu’elle a pris en vous gratifiant d’un lumineux sourire. Nastasia, 19 ans, prochainement en troisième année de licence de droit international et de langues a répondu à l’appel de la mairie paru le 2 juin sous le titre 'Une expérience citoyenne’.

Elle a bien voulu livrer ses impressions aux lecteurs du Lien Municipal.

Pourquoi participer en tant qu’assesseur ?

N : Pour moi il est important de s’engager dans la vie citoyenne, même au plus petit niveau. Et cela va dans le cadre de mes engagements personnels mais aussi des orientations que je souhaite prendre dans ma vie professionnelle future. Et puis, j’estime que c’est bien d’avoir l’opportunité d’aider le village quand on en a la possibilité. Ce qui est sympa, c’est de donner à tout le monde la possibilité de participer à la vie de la commune.

 

En quoi a consisté votre rôle ? Vous l’a-t-on expliqué ?

N : Je savais déjà à peu près comment fonctionnait un bureau de vote. Et les élus présents m’ont montré ce que je devais faire. Ma tâche consistait à cocher le registre pour comptabiliser le nombre de votants et vérifier la validité des informations. C’est le travail en amont. Concrètement les gens me donnaient leur carte directement ou la remettaient à Régis qui me la transmettait ensuite pour vérification. Voilà. Ce n’est pas plus compliqué que ça.

 

Au cours de ces deux heures, qu’est-ce qui vous a le plus intéressé ou marqué ?

N : Il y a eu pas mal de monde surtout entre 11 heures et midi et finalement ces deux heures sont passées très vite. Ce qui m’a frappée c’est de voir, dans un petit village comme le nôtre, la diversité des origines, nationales voire internationales (parisiens, gens du Nord,

Sourire et contrôle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

              

personnes nées en Afrique...). C'est intéressant de se rendre compte de la variété des origines à notre petite échelle, ce qui fait la richesse d'une commune. Et puis cela m'a permis de voir le village sous un autre jour, de découvrir qui est la doyenne, rencontrer les personnes nouvelles que je croisais avant sans leur donner de nom. C’est un moyen de renouer avec le village parce que je suis à la fac à Grenoble depuis deux ans. Voilà pourquoi je n'ai pas vu le temps passer.

 

Votre impression générale est donc positive ?

N : Oui. Sauf que les législatives n'ont pas l'air d'intéresser tout le monde. (ndlr 30% de votants à midi). Et c’est dommage car les députés sont plus ou au moins aussi importants que le Président. Le premier ministre sort de l’Assemblée. Et les lois sont votées par le Parlement. Et quand les gens disent que c’est horrible, que tout va de travers, ils mettent en cause les lois et les politiques mises en place. Et derrière ces lois, il y a des députés. C'est bien là la raison pour laquelle on doit aller voter pour ses idées.

 

En d’autres termes, on peut difficilement se plaindre ensuite, c'est ça ?

N : Si on ne vote pas, c'est vrai qu'il est difficile ensuite de venir dire ce qui nous dérange. On n'a pas vraiment de poids. Alors même si on ne s’intéresse pas à la politique ou qu'on ne se sent pas suffisamment représenté, les élections législatives impliquent tout le monde parce que les décisions du Parlement ont une influence sur le quotidien de chacun, alors ce vote aussi est important.

Je reproche à la presse de trop insister sur les présidentielles et pas assez sur les législatives, qui, à mes yeux, sont aussi importantes.

Et pour conclure, je pense que c’est une question d’éducation et d’information. Il faut former les enfants et les jeunes, expliquer le rôle du président, du premier ministre, des députés, pour que chacun comprenne son devoir de citoyen en ayant toutes les cartes en main, en sachant qui gouverne, et pourquoi nous pouvons aussi être ceux qui décident si nous le voulons bien.

 

Après cet entretien, Nastasia est partie voter, accomplissant son devoir citoyen, avant d’œuvrer dans une ONG pour la défense des droits de l’Homme et la transition politique au Kenya – une autre façon de lutter contre la pauvreté et pour le développement, mais aussi pour des élections libres dans un pays où le dernier scrutin en 2008 a donné lieu à des violences.

 

Mais ceci est une autre histoire.

 

 

 

 


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